Quand on construit des agents IA pour des indépendants et des TPE, on se doit un jour de répondre à une question simple : est-ce que vous utilisez ce que vous vendez ? Hermes est notre réponse. C’est l’agent qui prépare la prospection de KATR, construit avec les mêmes règles que celles qu’on applique chez nos clients : la machine prépare, un humain valide et tout ce qui n’est pas prouvé ne sort pas.

Cet article ouvre le capot, avec les vrais chiffres de sa première campagne complète, en septembre 2026. Ils ne sont pas impressionnants au sens marketing du terme. C’est précisément pour ça qu’on les publie.

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Le principe : un lead n’existe que s’il est prouvé

La prospection automatisée a une pente naturelle : trouver des milliers de contacts, deviner des adresses, envoyer en masse et laisser le taux de réponse faire le tri à la place des gens. Hermes est construit à l’inverse. Un lead ne passe que si sa chaîne de preuve est complète :

  • Un nom et un rôle identifiés, chez une entreprise qui correspond aux critères.
  • Une adresse email nominative, publiée sur le site officiel de l’entreprise ou une source publique officielle : pas de contact@, pas de boîte générique, pas d’adresse devinée.
  • L’URL source de chaque information et la date à laquelle elle a été vérifiée.
  • Une vérification technique de l’adresse, avec le domaine joignable et la preuve archivée.
  • Un seul décisionnaire par entreprise, et jamais deux fois le même domaine.
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Les chiffres de la première campagne complète

Campagne de septembre 2026, ciblant des TPE françaises dans nos secteurs prioritaires :

501Dossiers examinés
484En revue humaine
17Leads stricts
5Brouillons relus
0Envoi automatique

Les 17 leads stricts ont une chaîne de preuve complète. Les 484 dossiers en revue correspondent à une entreprise intéressante, mais avec un maillon manquant ou ambigu. Les 5 brouillons ont été rédigés et relus par un humain ; aucun message n’a été envoyé par la machine.

Le premier motif de revue, de loin, est le rôle du décisionnaire non identifiable publiquement : 393 cas sur les 408 dossiers de revue audités. Le premier motif de rejet pur est le domaine trouvé qui ne correspond pas vraiment à l’entreprise cherchée.

Trouver des entreprises est facile. Trouver, de façon prouvée, la bonne personne et une adresse nominative publiée, c’est le vrai goulot. C’est exactement là que les outils de prospection classiques commencent à inventer.

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Les 484 ne sont pas des déchets

Un dossier en revue n’est pas un lead raté, c’est un dossier qui attend un humain. La file de revue est un espace de travail : on y voit ce qui manque, la source consultée et la date. Beaucoup de ces dossiers se débloquent en quelques minutes : un appel, une visite de page « équipe » ou une recherche ciblée qu’un humain fait mieux qu’un script.

C’est le même réflexe que partout ailleurs chez KATR : l’automatisation prépare et trie, l’humain tranche sur ce qui est ambigu. Les 484 sont la matière de nos prochaines sessions de revue, pas la preuve que la barre est trop haute.

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Pourquoi zéro envoi automatique

Deux raisons, une de droit, une de fond.

La raison de droit

En France, la prospection par email en B2B est encadrée. La CNIL rappellequ’elle peut reposer sur l’intérêt légitime lorsque l’objet du message est en rapport avec la profession de la personne démarchée, que la personne doit pouvoir s’y opposer simplement et que chaque message doit identifier clairement qui écrit.

Un email deviné, envoyé à la mauvaise personne ou sans lien avec son métier n’est pas une simple erreur de ciblage : c’est un manquement.

La raison de fond

Même parfaitement légal, un message automatique envoyé à quelqu’un dont on a mal compris le métier fait des dégâts : pour lui, qui reçoit du bruit ; pour nous, qui devenons du bruit. La valeur d’Hermes n’est pas d’envoyer plus vite que les autres, c’est de ne rien envoyer qui ne soit pas justifié.

Tant que la sortie n’est pas au niveau d’un fichier de 202 entreprises qualifiées à la main, le module d’envoi reste verrouillé, sans identifiants ni exception. Nous avons refusé de débloquer la campagne en baissant les critères : une barre de qualité qui cède sous la pression d’un objectif n’était pas une barre.

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Ce que ça démontre, et ce que ça ne démontre pas

Ces chiffres démontrent qu’un agent peut chercher, vérifier, archiver ses preuves et refuser de sortir ce qui n’est pas prouvé. C’est le socle de tout ce que nous construisons, prospection ou administratif.

Ce qu’ils ne démontrent pas : des taux de réponse, des rendez-vous ou du chiffre d’affaires. Les 5 brouillons attendent leur revue, et nous publierons la suite, y compris si elle est décevante.

Deux précisions importantes :

  • Tout ce qui est décrit ici vient de sources publiques et de notre propre pipeline. Aucune donnée client n’a été utilisée, de près ou de loin.
  • Ces chiffres concernent la prospection de KATR pour elle-même. Ils ne préjugent pas des résultats d’un autre secteur ou d’une autre cible.

La même discipline s’applique à l’outillage : découvrez comment choisir entre un agent IA et un logiciel de gestion.

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La suite

La prochaine étape n’est pas d’envoyer les 5 brouillons. C’est d’améliorer la recherche là où elle bute vraiment : l’identification du bon interlocuteur, puis de repasser la barre de qualité sur une nouvelle campagne. On documentera le résultat ici, avec les mêmes règles : les vrais chiffres, la méthode et ce qu’on a changé quand ça n’a pas marché.